Charles LindeckerJe maîtrise d’abord les règles du jeu.Ensuite, je les réinvente.
Architecte logiciel chez B-Hive, à Mulhouse.Lead du pôle francophone de PvZ Fusion et mainteneur de sa traduction multilingue.
Je code depuis mes 13 ans. Sur Gwent, j’ai appris qu’il n’y a pas d’excuse en cas de défaite : juste moi et mes propres décisions. Depuis, j’ai formé des développeurs jusqu’à leur titre et je mène une équipe de bénévoles sur un projet open source.
Avant d’en faire mon métier, j’ai appris à coder pour fabriquer mes propres jeux. La suite a demandé quelques détours.
Vers 10 ans
Le terrain de jeu
Avec mon père, informaticien, je démonte de vieux PC hors service. Vers 13 ans, j’apprends le C sur
OpenClassrooms, pour passer ensuite au C++ et coder mes jeux sur Unreal Engine.
Avec mon cousin, on invente un jeu de cartes sur papier, dont on sort des éditions sans fin. On passe des
après-midi entiers à imprimer les cartes et à les plastifier à la main.
Je découvre Gwent, un jeu de cartes en ligne. Pas d’excuse en cas de défaite pour jeter la faute sur un
autre : juste moi et mes propres décisions. Je teste un Deck : Le paquet de cartes qu’un joueur compose avant la partie. Le choisir, c’est déjà choisir sa stratégie., puis un
deuxième, puis un troisième. Parfois je roule sur la Méta : Les stratégies que presque tout le monde joue à un moment donné, parce qu’elles gagnent le plus. Chaque mise à jour du jeu la rebat. en la prenant à
contre-courant, parfois c’est un flop, mais j’apprends de ce flop et je comprends où mon instinct m’a trompé,
ce qui l’aiguise.
1 / 3Lire le jeuComprendre ce qui se joue.
2 / 3Tester mes idéesApprendre de chaque tentative.
3 / 3Prendre le contre-piedConstruire mon propre chemin.
Des cartes pour raconter ma méthode sur Gwent.
En un an, j’approche du Classement mondial : Le dernier palier de Gwent, le rang 0 : on n’y monte plus de palier en palier, on y est classé parmi les meilleurs joueurs du monde., puis je plafonne
pendant quatre mois. Copier ce que jouent les meilleurs ne suffit plus. Alors je fais l’inverse : je
construis un deck à contre-courant, et c’est lui qui me fait entrer dans le classement mondial. Au sommet, je
trouve des joueurs qui jouent ce qu’ils veulent, font preuve de créativité et viennent essayer de nouvelles
choses plutôt que seulement gagner.
Depuis, à chaque mise à jour du jeu, je passe deux jours à jouer la méta, puis je la réinvente. J’aborde tout
ce qui est nouveau de la même façon : d’abord maîtriser ce qui se fait, ensuite le réinventer.
Ma progression sur Gwent. Schéma, pas à l’échelle : seules les durées sont sourcées.
Avant 2025
Les portes qui ne s’ouvrent pas
BUT Informatique, fac de physique-chimie, BUT Réseaux & Télécoms : trois années de filières classiques,
une chacune. Puis la piscine de 42, sans admission. Ça n’a pas vraiment marché. Mais je n’ai pas abandonné.
« J’ai recommencé jusqu’à réussir et je me suis réorienté autant que nécessaire. »
Des voies essayées, puis une réorientation.
BUT Informatique, 2021–2022
Physique-chimie, 2022–2023
BUT Réseaux & Télécoms, 2023–2024
Piscine de 42, juillet 2024
Elan Formation, 2025
Le programme DWWM, parcouru au pas de course.
2025
La voie qui marche
Je passe le titre de Développeur web et web mobile : Un titre professionnel reconnu par l’État français, de niveau bac + 2 (RNCP 5). chez Elan Formation. Je
boucle le programme en un mois, je mène des projets en
parallèle et je couvre en bonus l’essentiel du niveau supérieur, concepteur développeur d’applications. En stage
chez ATIS Solutions, mes modules réduisent de 30 % le temps de traitement administratif.
Deux mois après mon titre, l’école perd son formateur en fin de promotion. Des étudiants croisés pendant mon
cursus donnent mon nom. Je reprends une dizaine d’apprenants, dont la moitié prépare le CDA : Concepteur développeur d’applications : le titre professionnel du niveau au-dessus, équivalent bac + 3/4 (RNCP 6)., un niveau au-dessus de mon propre titre. Tous obtiennent leur titre. Un début intimidant, puis une expérience
très formatrice.
Je suis architecte logiciel chez B-Hive, à Mulhouse, depuis août 2026 :
développement web et DevOps. À côté, je mène le pôle francophone de PvZ Fusion : Un jeu amateur dérivé de Plants vs. Zombies. Sa traduction en plusieurs langues est un projet open source, tenu par des bénévoles.,
un projet open source, et je construis mes propres outils.
Mettre à jour en une commande tout ce qui est installé sur un poste de développeur.
153sources, sur Windows, macOS et Linux
Voir le projet →
Depuis l’automne 2025
Du solo au collectif
Je rejoins comme traducteur le pôle francophone de PvZ Fusion. J’accueille les nouveaux, je les forme,
j’organise le travail. Quand le titre de lead arrive, en décembre 2025, je tenais déjà le rôle : la seule
chose qui a changé, c’est le titre. Je suis ensuite nommé mainteneur du projet multilingue.
Certains, arrivés sans compétences, sont devenus des piliers de la communauté.
« Seul on va vite, à plusieurs on va loin : la qualité et la sincérité des échanges démultiplient les résultats. »
03La suite, à plusieurs
J’ai commencé par fabriquer mes propres jeux. Depuis, j’ai appris à construire des outils, à transmettre et à faire avancer des projets avec d’autres. C’est aussi comme ça que j’ai envie de continuer.
Les trois règles
Trois verbes résument ma façon de travailler. On les retrouve dans le jeu, en formation et dans mes projets.
1
Règle 1 · d’abord
Maîtriser
Comprendre ce qui fonctionne avant de prendre mes propres décisions.
Code, traduction, documentation : il y a plusieurs façons de contribuer. Mes projets sont aussi des endroits où l’on peut apprendre et construire à plusieurs.